Tuesday, 18 August 2026

Figanières

 Marché à Figanières, de l'autre côté de Draguignan - contrairement à son nom, ce ne sont pas les figues qui ont fait la richesse du village, mais les olives. Il y a eu jusqu'à huit moulins à Figanières.

Ce qui frappe le visiteur aujourd'hui, c'est l'omniprésence de ... l'écureuil, emblême du village.

le blason de Figanières

Grande-Rue et la vision du monde des élèves de CE1-CE2...

sans commentaire !

Les anciens bains-douches publics (avec pissotières) en fonction jusque dans les années 1950


la mairie... et l'écureuil

Un marqueur de l'inondation meurtrière du 15 juin 2010. Le torrent s'est gonflé avec les pluies diluviennes et a traversé le village.

encore un écureuil !

Les calades, rue en pente pavée, menant à l'église St Michel. Le mot calade vient à la fois du préceltique "kal" (la pierre) et du provençal "caladat" (le pavage) et "calado" (rue en pente) / "cala" (descendre)

la chapelle des pénitents

Intérieur de l'église St Michel, à l'emplacement du château détruit pendant la Révolution (1794), et de son église réservée au châtelain. L'église ne porte donc pas le nom du saint du village (St Pons) car les habitants fréquentaient une autre église, en dehors de l'enceinte du château. L'église actuelle a été reconstruite et agrandie dans les années 1820-30, avec des pierres du château.

Une pierre de moulin - le village en comptait huit.

Sous la fenêtre un autre marqueur de l'inondation du 15 juin 2010.  L'inondation n'a pas fait de victime à Figanières, contrairement à Draguignan et aux communes environnantes.


Thursday, 13 August 2026

Sitges

 Retour par le chemin des écoliers vers l'aéroport de Barcelone en suivant la vallée de la Matarraña puis celle de l'Ebre, avec un arrêt dans le parc naturel du delta de l'Ebre, puis dans la ville de Sitges, sur la côte.

Le delta de l'Ebre :

des rizières et quelques oliveraies


On a aperçu un vol de flamants roses, et de nombreux autres oiseaux (ibis, ternes, hérons, égrettes...)

du riz


Sitges : station balnéaire au sud de Barcelone, et jolie vieille ville du Moyen-Âge bâtie sur un promontoire rocheux. La ville était plutôt enclavée et dominée par une famille noble homonyme. Au dix-neuvième siècle, des artistes et mécènes - en particulier l'Américain Charles Deering (héritier de l'entreprise John Deere de machines agricoles - ont transformé le quartier de pécheurs derrière l'église en un quartier de palais, avec d'importantes collections d'art, qui sont désormais des musées.

Détail d'une fenêtre

Reste des murailles de Sitges. Deux plaques et un canon commémorent les attaques (repoussées) castillanes (11-15 octobre 1649) et anglaises (27 avril 1797).

Eglise de Sant Bartomeu et Santa Tecla

Petite sirène et un touriste photographe... en bas des marches de l'église

La vieille ville - ces bâtiments sont désormais des musées. A gauche, la Sala Vaixells.

Détail d'une porte

Détail d'un chapiteau près du Palais de Maricel


Le Palau de Maricel construit au début du XXème siècle, avec des éléments de récupération, dont cette magnifique porte.



Intérieur du Museu del Cau Ferrat (Musée du Fer Forgé), fondée par le peintre catalan moderniste, Santiago Rusiñol (1861-1931) pour y conserver sa collection d'art. L'intérieur regorge de peintures (les siennes et d'autres artistes) et d'une collection hétéroclite d'art religieux à des casques de la première guerre mondiale. La pièee ci-dessus est la cuisine. Sa maison-atelier consiste en deux anciennes maisons regroupées et le rez-de-chaussée conserve des caractéristiques de l'architecture populaire d'après le feuillet-guide du musée. L'artiste légua sa collection et sa maison à la ville de Sitges qui en fit un musée public en 1933.

Cour intérieure avec fontaine et vue sur la Mer Méditerranée


Le Grand Salon du 1er étage

Vieille porte (une des nombreuses pièces de la collection de Rusiñol) 

A côté du musée de fer forgé, le Museu de Maricel del Mar - construit pour Deering à la place d'un hôpital en 1910. Le Musée abrite une importante collection de peintures et sculptures (ici patio avec vue sur la mer), dont beaucoup viennent d'un médecin philippin. 



Reproduction de la chapelle de Saint Bartholémée (Zaragosse) - XIVème siècle 

Rue dans la vieille ville

A gauche, des vestiges de la muraille intégrés dans les bâtiments


Mercat Vell, marché datant de 1890, désormais un espace culturel.

Rue de l'eau


Maison sur Carrer Jesus, à l'angle de la Carrer Rusiñol. Le quartier inclut des maisons de style cubain construites par les "Américanos" - en référence aux Catalans partis faire fortune aux Antilles au XIXème siècle.

Casa Bartomeu Carbonell (1915)



Wednesday, 12 August 2026

L'éclipse

 Notre "camp de base" pour observer l'éclipse est le petit village de Torre del Compte, en Aragon. Le village est bâti en hauteur, comme les autres de la région, sur la vallée de la Matarraña, un affluent de l'Ebre.

Notre hôtel, une ancienne gare ferroviaire

Un ancien pont de chemin de fer, près de l'hôtel. La ligne "Val de Zafán" reliait la Puebla de Hijar à la ville de Tortosa. Elle a été aménagée en piste cyclable et équestre de 138 km, "la Via Verde". 


L'économie locale est dominée par la production d'olives. Au fond, le village de la Fresnada

La vallée de la Matarraña

Les autorités locales ont fermé l'accès à toutes les routes forestières, craignant qu'une affluence lors de l'éclipse déclenche des incendies.

Visite du village de Torre del Compte, pour repérer le meilleur emplacement pour observer l'éclipse :

L'église San Pedro Màrtir du XIVème et XVIème siècles. Elle aurait été en partie construite avec des pierres d'un château situé sur la colline.


Fenêtre traditionnelle dans la Calle Estrecha (la "ruelle étroite")

Casa Bergos, demeure seigneuriale de la Renaissance


Ruelle en partie voutée devant la Carcel, Calle Teruel

La Carcel de Torre del Compte de style Renaissance (1574). L'édifice servait à la fois de maison communale, de prison et d'habitation pour le géolier. La façade a gardé des gargouilles de style médiéval.

La Plaza Mayor où on s'affaire pour préparer la fête du village

Moulin à huile (moderne)

Cadran solaire de 1710 sur la façade d'une maison de la Plaza Mayor

Des hirondelles à l'abri du soleil



Maisons abandonnées sur la Calle Oest (Rue de l'Ouest) avec vue sur la vallée de la Matarraña et Fresnada en arrière-plan

Les "vaches-taureaux" des panneaux de signalisation routière

L'éclipse solaire :

On se prépare. Le Mirador de Torre del Compte est idéal et permettra d'observer l'éclipse avant le coucher du soleil.



L'éclipse totale


Coucher du soleil (le soleil n'a pas encore retrouvé son disque entier).

Photos prises par Denzil :

© Denzil Paine

© Denzil Paine (notez l'éruption solaire à gauche)

© Denzil Paine