Saturday, 13 June 2026

Orléans - vestiges de guerre

Nouvelle visite guidée thématique d'Orléans, cette fois sur l'époque de la seconde guerre mondiale, par le même guide (voir blogs précédents) toujours aussi passionnant. Les Archives d'Orléans (une des plus détruites de France) documentent cette période sur leur site.

C'est un bombardement préparant l'attaque allemande lors de la nuit du 15-16 juin 1940 qui détruisit les vieux quartiers médiévaux à l'ouest de la Rue Royale et la Rue Bannier - ils ne seront reconstruits qu'après la Libération. Les pompiers avaient rejoint l'armée française pour construire des défenses sur la rive sud de la Loire... les bombardements firent une centaine de morts et causèrent un incendie qui dura 15 jours et changea le tissus urbain d'Orléans. 15 000 personnes perdirent leur logement et furent relogées dans des camps de barraques.  

la place de Gaulle - construite après la guerre. Seuls deux murs ne furent pas détruits : l'arrière de la Maison de Jeanne d'Arc et de la maison Colas des Francs. Les tonnes de décombre du quartier servirent à constuire le quai Cypierre (sur la Loire) et les bassins de l'Île Charlemagne. La maison de Jeanne d'Arc fut reconstruite dans les années 50 avec des décombres de la Renaissance du quartier des Carmes (détruits en partie par des bombardements américains de 1944).

La portion en premier plan de la Rue Jeanne d'Arc a été construite après guerre. La rue s'arrêtait à la Rue Royale.

Seule la façade de la Chancellerie resta intacte. Tout le reste du bâtiment fut détruit.

exemple de reconstruction des années 50

Jardin intérieur de l'Ilôt 4 - expérimentation des premiers préfabriqués : les usines d'armement sont reconverties après guerre en usine de préfabriqués. Le blocs "fenêtre" étaient posés puis des blocs "brique"... comme du Lego.

Les fenêtres rondes éclairent les cages d'escalier. Les fenêtres à trois battants sont les séjours et celles à deux, les chambres.

Ancienne école de l'îlot, qui comprenait également des boutiques au rez-de-chaussée. En arrière-plan, les fenêtres avec six trous en dessous sont les cuisines (les trous éventaient des placards qui servaient de frigo), les fenêtres les plus étroites sont les salles de bain et les toilettes. Cet îlot a des façades plus blanches que dans d'autres îlots pour respecter la couleur des pierres de taille de la Rue Bannier adjaçante.

Une grande partie de l'ouest d'Orléans intra muros a été reconstruit dans ce style de préfabriqué des années 50, tant le besoin de logement était pressant.

sculptures de Paul Belmondo de part et d'autre de la Rue Bannier : jeune femme semant des graines et jeune homme portant la colombe de la paix, symbolisant la reconstruction du pays.

Colonne surmontée d'un petit ange au flambeau, symbolisant la libération. La jeune femme au milieu symbolise Orléans, entourée des allégories de la Paix et la Liberté.

Rue de la République - au fond un bâtiment année 50 : l'ancienne Kommandantur allemande, dynamitée en 1944. Les autres bâtiments n'ont pas été endommagés par la guerre.


rue des Anglaises, bâtiment municipal démoli puis reconstruit après guerre ; le bâtiment précédent avait servi de Kommandantur.

rue Alsace-Lorraine, l'ancien bâtiment administratif de la gestapo - il n'a pas été détruit car il n'a pas servi de prison et est resté propriété privée.

Boulevard Alexandre Martin, sur le mail (anciens murailles de la ville) le monument à la victoire de 1918. Il se dressait sur la place devant la gare d'Orléans, et a été démonté par les Allemands lors de la prise de la ville en 1940, puis remonté après ici après la guerre.

Boulevard Alexandre Martin : au fond, l'immeuble entre deux hôtels particuliers a été démoli après la guerre : c'était le siège de la gestapo à Orléans.

Dans le parc Pasteur (ancien cimetière jusqu'à Napoléon III), un monument en hommage à Jean Zay, homme politique français, ministre de l'Instruction et des Beaux-Arts sous le Front Populaire, et assassiné par la milice française.

des citations de la correspondance de Jean Zay avec sa famille lors de son incarcération entre 1940 et 1944.


monument aux déportés dans le parc Pasteur


La visite se finit par l'évocation des maquis (en particulier celui de Lorris) et réseaux résistants, ainsi que les trois camps de concentration du Loiret à Jargeau, Pithiviers et Beaune-La-Rolande (Pithiviers fut le seul camp hors Paris avec une liaison ferrovière directe à Auschwitz), et la libération d'Orléans (y compris les bombardements américains de 1944 (600 morts aux Aubrais).

Souvenir d'une autre guerre : l'Union Fédérale des Mutilés du Loiret de 1914-1918

l'hôtel Groslot

plaques commémoratives sur la façade de l'école primaire rue Jeanne d'Arc

Et pour les nostalgiques : Orléans en 1971 

Friday, 15 May 2026

Slovénie - jour 7

Dernière soirée en Slovénie :

C'est l'occasion de goûter au prekmurska gibanica, mille-feuilles à base de graines de pavot, noix, fromage frais et pommes (délicieux !)

Pendant le dîner un groupe folklorique vient danser pour un groupe de touristes américains, dont la danse des chapeaux (faites une recherche en ligne pour voir à quoi ça ressemble).

Le lendemain matin (vendredi), retour vers Venise via l'Autriche (Villach).

Ok, c'est mi mai, et il fait 2 C dehors...

Après un bref passage en Autriche, l'Italie. 

Il a neigé pendant la nuit.



Les montagnes au nord d'Udine sont dramatiques : parois rocheuses abruptes sans arbre, vallées étroites.

café Illy sur une aire d'autoroute : benvenuti in Italia !

Vue sur la lagune de Venise peu après le décollage - on aperçoit l'île de Burano. (c) Denzil Paine



Thursday, 14 May 2026

Slovénie - jour 6

Place principale de Radovlijca (où nous logeons) et ses maisons des 16ème et 17ème siècles.







fresque murale





Le but de la journée est le tour du lac de Bled. Le lac a une couleur turquoise et une température de 20 degrés du fait d'activité géothermique.

l'église de l'Assomption sur l'île au milieu du lac

la couleur turquoise de l'eau

l'île et l'église de l'Assomption, et en arrière-plan le château de Bled et l'église St Martin


vue de Mala Osojnica (colline au sud-ouest du lac)

C'est joli - on ne s'en lasse pas.

le château à gauche de la photo cette fois

Pont-levis du château de Bled - le château est le plus vieux de Slovénie : il date du 11ème siècle et appartenait à l'empereur romain germanique Henri II et sa femme Cunégonde. 

cour basse du château

intérieur de la chapelle qui a été construite au 16ème siècle.



la cour haute et la chapelle

vue de la cour moyenne depuis less fortifications


vue vers le lac

intérieur de l'église St Martin


le château qui domine le lac depuis un rocher de 100 mètres et l'église St Martin, côté nord-est du lac.

l'île au fond... cette fois il pleut à verse.

Visite de l'île en petit bateau : le lac et la vallée ont été creusés par l'érosion pendant la période glaciaire (il y a 12 000 ans) : le glacier de Bohinj allait jusqu'ici. L'île était une colline qui a été érodée mais est restée au dessus de la surface du lac à la fonte du glacier. L'île a servi de cimetière à la préhistoire. 

l'ancienne résidence de Tito, maintenant hôtel de luxe 'Vila Bled'. La mère de Tito était slovène.

l'église de l'Assomption, sur l'île, vue de près

les balanciers de l'horloge dans la tour de l'horloge

des touristes japonais tirant sur la cloche pour faire un vœu

fresques du 16ème siècle

autel St Blaise...


fresques (nativité)



le musée a toute une section sur la langue slovène (langue slave du sud). Ici une bible en slovène de 1584 

et l'Abécédaire de Primoz Trubar de 1555

L'île est aussi un des plus vieux lieux de pélérinage de Slovénie où les pélerins viennent le 15 août et le 8 septembre pour prier Ste Marie du Lac. 

Le musée expose des images pieuses données (vendues plutôt sans doute...) aux pélerins.

Les barques vont et viennent avec des touristes, même par temps pluvieux.

les marches qui mènent à l'église de l'Assomption

retour vers la berge

dernière photo de l'île... sous la pluie