Friday, 6 November 2026

Orléans, port commercial

 Visite guidée d'Orléans sur le thème du commerce fluvial et du port.

Orléans, située sur le coude le plus au nord de la Loire, a été dès l’antiquité un « emporium », un comptoir commercial sur le fleuve, connu sous le nom de « Cenabum ». Véritable plaque tournante commerciale, y transitaient des vins de Méditerranée, de l’huile d’olive, remontant par la vallée du Rhône puis la Loire, et également des papyrus d’Egypte. Du nord, était importé l’étain, venant d’Angleterre via la Seine. Les Romains, avant la conquête de la Gaule, importaient déjà le blé de Beauce via le port de Cenabum. Ce serait d’ailleurs un incident majeur entre les Carnutes, les habitants de la région, et une légion romaine basée à Cenabum aboutissant au massacre de Romains dont l’intendant des céréales nommé par Jules César, en 52 avant notre ère, qui aurait déclenché la Guerre des Gaules et l’annexion de la Gaule par les Romains.

L’importance de la Loire vient non seulement de sa situation centrale, mais aussi de la longueur du fleuve, navigable sur 800 km jusqu’à Roanne et Saint Étienne, et ses liaisons terrestres minimales avec Paris vers le nord et la Seine, et la vallée du Rhône au sud. Il était 30 fois moins cher de naviguer sur la Loire, moins dangereux (pas de bandit de grand chemine) et plus rapide (à titre de comparaison, il fallait quatre jours pour faire Orléans-Pairs par la route), et les bateaux pouvaient transporter 25 tonnes d’un coup. Aux 16ème et 17ème siècles, Orléans devint ainsi le premier port fluvial européen.

En plus du transport de marchandises, s’est développé un transport de passagers, ce qu’attestent différents récits. Le roi Gontran, petit-fils de Clovis, a débarqué à Orléans par la Loire en 562. Louis XII est passé par la Loire et Orléans en allant à son château de Blois.




Le canal d'Orléans, creusé au 17ème siècle, rejoignait le canal de Briare à Montargis et s'arrêtait à Combleux. La portion du canal de Combleux à Orléans (photo) a été creusée en 1921 et a surtout servi aux vinaigreries Dessaux jusqu’en 1954. En 1394, Orléans possède déjà une confrérie des vinaigriers. Fabriqué au départ avec des vins de Bourgogne devenus aigres après leur transport sur la Loire, c’est avec du vin blanc local de qualité que les vinaigreries d’Orléans ont acquis leur renommée. A une époque, 80% des vinaigres consommés en France étaient produits à Orléans. En 1789, la ville compte entre 200 et 300 vinaigriers. En 1580, naît la confrérie des moutardiers. C’est grâce à une technique pour fabriquer du vinaigre à partir de betteraves, cultivées abondamment dans la région à partir du 19ème siècle que les vinaigreries Dessaux peuvent maintenir des coûts faibles et perdurer jusqu’en 1984.

Hôtel de la Motte-Sanguin : en plus du vinaigre, et du sucre, dont le développement est lié à la Loire, l’industrie des Indiennes (cotons imprimés) a prospéré à Orléans. L’hôtel de la Motte-Sanguin, qui date de la fin du 18ème siècle, situé sur les quais, était une ancienne filature de coton qui venait des Amériques par la Loire. La manufacture appartenait à Philippe d’Orléans, et fut revendu à un lord anglais pendant la Révolution. Les Indiennes étaient tissées puis imprimées avec des plaques de cuivre, puis peintes à la main. Pendant le règne de Louis XV, l’importation du fil de coton a été interdite ce qui a développé un commerce de contrebande. 

Le canal et la Loire : le halage était effectué par des hommes jusqu’en 1842, date à laquelle les chevaux commencèrent à être utilisés, puis les machines. Il existait deux métiers : haleurs sur la Loire, et « canalou », haleur du canal, de moindre statut. Les pauses étaient rares pour ces quasi-esclaves, tirant les bateaux avec leur « bricole » (harnais), afin de garder l’élan. Ce métier était exercé entre autres par les mariniers de descente – les mariniers qui naviguaient les sapinières depuis le Massif Central jusqu’à Nantes, et qui pour remonter chez eux louaient leurs bras comme haleurs. Les sapinières naviguaient généralement par deux, côte à côte, afin de se désensabler si besoin.  Les mariniers de descente pouvaient aussi utiliser le bois de leur sapinière pour construire une charrette et remonter chez eux.

Une des rares maisons commerciales témoignant du passé de port fluvial d’Orléans : le bois, pierres et autres matériaux de construction étaient extraits du Massif central et transportés par sapinières – ou directement par train de bois – jusqu’à Orléans.







suite... seule le lendemain, téléphone chargé !







Repérez le serpent sous la fenêtre en haut à droite.

au fond à droite, la Loire








Suite de la balade dans le centre médiéval d'Orléans :













Thursday, 29 October 2026

Jour 17 - jeux kirghizes

 Après la visite de la tour Burana, jeu traditionnel de polo kirghize ... attention âmes sensibles : la balle est le cadavre d'une chèvre. Il paraît que la viande est très tendre à l'issue du jeu.


Les deux équipes viennent saluer le public et demander sa bénédiction.

Echauffement : les cavaliers attrapent un chiffon par terre en plein galop.

lutte sur cheval


Le joueur qui gagne est celui qui met son adversaire à terre.

Jeu de polo ou Kok Boru, littéralement le loup bleu (aussi appelé Ulak Tartysh) :

jeu de polo avec la chèvre comme balle (25 à 30 kilos à soulever...)


but ! (la chèvre est mise sur la plateforme verte)

remise en jeu de la chèvre après le but ; les cavaliers s'élancent au galop.


Quel joueur attrapera la chèvre ?



course pour mettre la chèvre dans le but

fin du match 2 - 3, chèvre au centre...

Les aigles :

chiens de race Taïgan

Aïmonchok (4 ans) et son maître

Suluké (14 ans) et son maître 

L'aigle revient vers son maître, une fois qu'elle a attrapé la proie (les deux aigles sont des femelles, plus obéissantes.

viande comme récompense

L'aigle a attrapé une fausse proie (séance de dressage)

Pour prendre la proie, le dresseur doit donner à manger à l'aigle.

L'aigle se nettoie et affute son bec avec une pierre.

Dressage des chiens Taïgan : ils s'entraînent à attraper une fausse proie. 

Denzil : dresseur d'aigle



Déjeuner kirghize à la ferme du village :

cuisine d'été (celle d'hiver est dans la pièce en arrière plan)

ça mijote. Echange de quelques mots en allemand avec la Babouchka (en arrière plan), prof d'allemand à la retraite (l'allemand était la seule langue étrangère qui permettait d'aspirer à une carrière intéressante à l'époque soviétique).

notre table magnifiquement dressée

salades, pain maison, ayran (boisson au lait) et chak-chak, dessert kirghize (en haut de la photo) 

Beshbarmak, littéralement « cinq doigts », car le plat se mangeait traditionnellement avec la main : pâtes et viande

la ferme

le samovar

retour vers Bishkek :

une maison un peu ancienne. Traditionnellement, les Kirghizes étaient nomades, donc il n'y a aucune maison très ancienne.

la voie de chemin de fer

rond point de la ville de Tokmok, et ses osselets géants


Tokmok est connue pour sa base aérienne (militaire) ... où a étudié, entre autres, Hosni Moubarak, l'ancien président égyptien. (sur la photo, un mig)

retour à Bishkek : sur l'opéra, des affiches commémorant le célèbre chanteur Zolbudai Kalypov, mort assassiné pendant les terribles années 90s, après l'indépendance.

Statue de l'écrivain Toktogul Satylganov (1864–1933), exilé en Sibérie, condamné à mort, puis à perpétuité, il s'échappa et revint à pied de Sibérie.


Départ de l'aéroport Manas de Bishkek, en pleine nuit